Salma Khalil est aussi Plasticienne. Ses créations s’inspirent des quotidiens des femmes en afrique rurale et ancestrale. Sa sensibilité aux couleurs vives, aux effets et aux détails, illustre son attachement aux traditions du pays. Les motifs qu’elles incrustent dans ses tableaux sont inspirés scarification de toutes les regions, des gravures rupestres de l’Ennedi, des parures tchadiennes et des tresses. Son style picturale représenté par des femmes fines au courbes exagérées et aux lèvres allongées  n’est autre que la reconversion des gravures rupestres associées aux vieilles pratiques sociales traditionnelles du Sud du pays appelées « hommes – femmes à plateaux ». Elle utilise des ingrendients naturels inspirés des savoires faire kotoko, comme la poudre de la gomme arabique, le cendre, le caolin et le charbon de bois. L’artiste se sert aussi de la noix d’avocat, du Henné nigerien, de la colas, de la poudre de l’ail et du gingmebre pour ses experimentations créatives.

Plasticienne mais aussi Consultante en graphisme design et photoreporter celle qui enfant, rêvait de devenir danseuse et patineuse artistique au pays de Karl Marx est aujourd’hui détentrice d’une maîtrise en géographie urbaine obtenue à l’université de N’Djamena, une discipline des sciences humaines où se mêlent sociologie et anthropologie.  L’artiste a fait de l’art pictural  une voie d’expression libre et un métier de passion. Elle développe de nombreux  sujets sociaux suivant une logique des thématiques qu’elle traite avec une vision d’artiste. Photobouxa est l’exemple illustré . Il s’agit de minin video de 3 à 5minutes qui associent photos et narration vocale disponible sur la chaine youtube du site.

Elle a embrassé le métier de la photographie en 2006 et progressivement, l’opportunité de suivre des ateliers de perfectionnement avec des photographes professionnels  (Olivier Pasquier, Anissa Michalon, Maurice Weiss et Abdoulaye Barry) s’est offerte à elle.  Avec l’Ambassade de France au Tchad, elle a participé au projet du livre “Portraits de Femmes Tchadiennes”, qui illustre le parcours des tchadiennes issus de différents régions et horizons socio-professionnels. Ce projet duquel est né un livre photos et des expositions , a été financé par l’Ambassade de France au Tchad et réalisé par Salma Khalil et Aché Coelo respectivement photographe et sociologue-communicatrice. Le travail s’inscrit en faveur de la promotion des droits des femmes, de l’égalité des genres, de la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes et pour leur inclusion sociale, économique, politique, scolaire et éducative.

Riche de ces expériences Salma a fondé en 2013, une plateforme culturelle dénommée artistetchadienne.org  où elle promeut les cultures et crée  son entreprise dénommée Zarlinga à travers laquelle  elle rentabilise son savoir-faire créatif.